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Athlète de chez nous: David Veilleux22 June - Nature Valley -Nous avons appris hier que David s'était remis de son épaule luxée et de ses multiples égratignures dues aux chutes subies durant le Tour de Beauce: il participe actuellement au Grand Prix Nature Valley, au Minnesota, avec son équipe Jittery Joe's. Il s'y est distingué en remportant, au terme de la deuxième étape, le maillot du meilleur coureur Espoir, c'est-à-dire qui ont moins de vingt-trois ans, et qu'il a vraisemblablement conservé au delà du contre-la-montre d'aujourd'hui. Nous n'avons pas encore accès aux résultats du critérium, mais si David parvient à finir avec le peloton (ce qu'il devrait être en mesure de faire) il l'aura encore en sa possession en allant se coucher ce soir. Nous espérons, bien sûr, qu'il le portera sur le podium final de l'épreuve, qui, elle, prend fin le 24 juin.
Le 24 juin!
Oh, David, ça me fait penser! Au Tour de France, les coureurs français essaient toujours de remporter une étape le jour de leur fête nationale, question d'honneur ou de faire plaisir à leurs compatriotes (eh, non! pas seulement parce qu'alors ils reçoivent un beau-lion-enrubanné-de-bleu-blanc-rouge-j'en-veux-un-pareil). Mais lion coquet ou pas, le 24 juin, tu pourrais peut-être t'inspirer d'eux? Je te promets que personne ne chantera ''Mon pays'' pendant que tu seras sur le podium... ^^
Viel Glück! 14 June /D.turns.pro/![]() Voilà, je reprends du service après presqu'un an d'absence. C'est que le cyclisme au Québec n'intéresse à peu près personne: cependant, en y réfléchissant, je me suis dit que ça valait la peine de me nommer ambassadrice (ah, le rêve, je voudrais bien en être vraiment une!) et d'en parler dans le but d'en faire parler. Et comme il n'y a pas meilleur moyen pour qu'une nation s'intéresse à un sport qu'elle s'intéresse à un athlète qui performe dans celui-ci, j'ai aussi décidé que David Veilleux serait mon collègue à l'ambassade, et ce pour les raisons suivantes:
/Update.sur.la.carrière.de.David/
-Grâce à ses 11 victoires en 2006, parmi lesquelles les titres de champion canadien U23 et québécois tant au CLM que sur route, D. a été élu meilleur cycliste canadien sur route selon un sondage réalisé par le magazine Pedal. (Notons qu'il l'emporte devant Michael Barry et Ryder Hesjedal)
-Ces impressionnants résultats lui ont, qui plus est, facilité l'accès à une équipe professionnelle américaine, soit Jittery Joe's.
-D. fait partie de la selection olympique en vue de Pékin 2008.
/Cependant/
D. connaît un début de saison difficile en 2007, car le niveau de compétition est à la hausse. Les courses disputées en Europe, dont le Giro delle Regioni, lui auront sans doute beaucoup appris.
/On.vient.d'apprendre.que/
D. a abandonné le Tour de Beauce au cours de cette terrible troisième étape figurant l'ascension du Mont Mégantic à la suite d'une chute, sa deuxième en trois jours: espérons qu'il se remmettra le plus rapidement possible, car je crois qu'une victoire au premier Mardi de Lachine lui ferait du bien.
/Quelques.mots.sur.le.Tour.de.Beauce/
Je ne sais pas trop qui fait les commentaires live sur le site officiel, mais il est vraiment nul; pour remédier à la situation, je voudrais proposer gratuitement mes services aux organisateurs pour l'an prochain. Ah, non, c'est vrai, je serai à Berlin.
Berlin!
- .Marie. 28 August Champion québécois - encore!C'est la troisième fois que David Veilleux est double champion québécois. En 2004 et 2005, alors qu'il courait dans la catégorie junior, il avait décroché les titres au contre-la-montre ainsi que sur route. En 2006, à sa première année élite, il a réédité l'exploit, flottant carrément au-dessus de tous ses adversaires, notamment Eric Boily. Il aurait, de plus, été incommodé par une blessure qu'il s'est faite en chutant à St-Bruno, la semaine précédante lors du grand prix d'excellence, il me semble - je me souviens l'avoir vu regarder son bras d'un air perplexe alors qu'il passait devant les commissaires à la ligne d'arrivée peu après le peloton pour profiter d'un tour compensatoir.
Mais pensons-y un peu. À peine 19 ans. C'est la troisième fois qu'il est champion québécois et sur route, et au contre-la-montre. Il a même remporté, au cours de la seule même saison, les championnats canadiens en plus des québécois! C'est clair - il ne manque plus que les championnats du monde et il se fait repêcher dans une équipe européenne! D'ailleurs, il ira à Salzburg, fin septembre, pour défendre les couleurs canadiennes face au reste du monde.
Champion québécois, champion canadien et champion du monde... ça sonne bien, non? Ça te dis, David? 13 August La classique Louis Garneau: Veilleux 9eme!Près du peloton : Montréal-QuébecCinq heures. La noirceur était légère, un peu translucide; juste assez hypnotisante pour malaiser le réveil. Il fallait pourtant quitter les draps - un peu plus d'une heure plus tard nous étions sur la route. C'était le demi-jour, dehors; les rues, les maisons, tout le décor semblait somnolent, comme encore engourdi d'un lourd sommeil, d'une certaine intimité. Les matins, en vérité, sont des aurores dont on oublie trop souvent de s'enivrer; leur odeur est agréable, elle est plus subtile, plus sauvage - une douceur, pourtant.
Il flottait un peu le même parfum à Montréal, quand nous sommes descendus à l'intersection Viau/Pierre de Coubertin, là où était donné le départ de la plus ancienne et la plus longue classique cycliste en Amérique du Nord, la classique Louis Garneau, qui relie Montréal à St-Augustin, près de Québec. Cela s'affairait déjà; l'équipe Garneau-Optik, notamment, s'installait, ainsi que quelques autres équipes américaines, canadiennes et québécoises . Les Volkswagen-Trek arrivèrent peu après. La majorité des coureurs enfilait jambières, manchettes ou vestes; certains - dont David Veilleux - s'affublaient même de tuques: c'est qu'il faisait plutôt froid. Le départ, préambulé par quelques discours (certains plus courts que d'autres :D), fut donné vers 8 heures. La course est cependant neutralisée sur 20 kilomètres, le temps de sortir de Montréal; il nous fallait voir le véritable départ.
Une fois le peloton disparu par delà la première courbe, ma mère et moi avons sauté dans la voiture, puis, comme nous n'avions pas déjeuné, nous sommes arrêtées dans un Dunkin Donuts pour un café au goût douteux et des muffins dont nous avions plus ou moins choisi les saveurs - ils n'étaient même pas prêts, à 8 heures le matin, imaginez! -, tout cela de pair avec un service effroyablement lent. Quand nous sommes remontées dans la voiture, nous nous sommes dirigées illico vers Repentigny et le pont Le Gardeur. Là, il y avait toutes les voitures et motocyclettes de la sûreté du Québec qui attendaient le peloton jusque-là escorté par la police de Montréal; elles se sont fait jouer un bien mauvais tour par un groupe de cyclistes partis 10 minutes avant la course qu'on a pris un moment pour le peloton; elles sont donc parties un peu d'avance, mais ont été rapellées juste à temps. Et puis on l'a vu, le peloton, le vrai, venir de loin, de la courbe sur le pont. C'était joli, il faisait beau, et ça m'a donné des visions de Tours de France, avec ce pan de fleuve dans le décor.
Prochain arrêt, Saint-Sulpice. On avait mis du Supertramp dans le lecteur cd. Il faisait soleil, un beau soleil d'avant-midi; il devait être 9:30, 9:45. Là aussi, le peloton est passé groupé et j'ai eu le temps d'identifier quelques coureurs; David Veilleux et Alexandre Lavallée se tenaient dans les 15 premières positions depuis Repentigny, certainement avant même le pont Le Gardeur. Le panorama, par contre, était moins saisissant.
On a manqué la halte qu'on avait planifiée ensuite à Lanoraie. Juste au moment d'arriver sur l'iintersection où nous les aurions vu passer, nous avons aperçu la fin de la caravane défiler; les voitures d'équipes, l'ambulance, la voiture-balai. On a alors vite repris l'autoroute pour ne pas décaler de l'horaire, accumuler le retard et s'y embourber. Direction: Berthierville. Encore pas trop de mouvements. Mon beau-père, Eric, roulait tout près de Lavallée, avec Veilleux un peu devant - il semblait fringuant -, dans les 20 premières positions, à l'approximatif. En se dirigeant vers Yamachiche, on pensait bien voir Éric essayer d'attaquer, ou du moins, se glisser dans une échappée, mais lorsque nous sommes arrêtées à cette halte routière - qui en était véritablement une, avec un petit dépanneur ou en plus de vendre des chips on vend aussi des capteurs de rêves et autres emblèmes attrape-touristes du Canada -nous ne l'avons pas vu passer avec l'échappée, qui à ce moment-là comptait 4 coureurs: il y avait Ceslaw Lucasewiz, un Garneau-Optik, un Jittery-Joe's et un autre, disons, un non-identifié. Il n'était pas en tête de peloton non plus. Ma mère s'inquiétait, quand nous l'avons vu passer dans un groupe de chasse avec un retard d'environ 30 secondes. Nous avons su plus tard qu'il s'est produit une chute devant lui et il fut obligé de dévier en dehors de la route où il est lui-même allé au sol, ou plutôt, à l'eau car il est tombé dans un ruisseau.
Au prochain arrêt, nous étions curieuses de voir s'il s'était replacé et si les échappés avaient maintenu, perdu ou augmenté de leur écart. Nous sommes descendues dans le magnifique petit village de Champlain, dans le stationnement d'une caisse populaire Desjardins à l'architecture charmante. Nous étions pas mal d'avance, ça nous a donné le temps de marcher un peu. Le fleuve était tout près, il y avait partout de grands arbres et l'endroit était tranquille. Comme une campagne, mais plus chic, sans que cela donne dans la richesse. À Champlain, donc, il n'y avait plus que 2 coureurs en échappée devant; Ceslaw et le Jittery-Joe's. Derrière, un groupe de chasse-patates d'à peu près six coureurs, puis le peloton à environ une minute. À Sainte-Anne de la Pérade et Deschambeault, nos arrêts suivant, c'était la même configuration, à l'écart près.
Mais ensuite ce fut Donnaconna. Nous nous sommes installée dans la côte, une bonne côte, qui monte pas mal et sur assez de mètres pour faire du ravage. Là, en attendant de voir passer le peloton on a jasé avec la mère d'Éric Boily, qui nous racontait que son fils avait fini un DEC en sciences humaines et qu'il en commençait maintenant un en gestion et qu'elle espérait que ça marche et qu'il se branche, qu'elle était inquiète parce qu'ils n'avaient pas encore reçu de papiers du Cégep, et que d'ailleurs Éric avait abandonné la course et était maintenant assis dans la voiture de l'équipe en train de manger des brioches.
Les coureurs sont passé très près de nous dans la côte; j'ai beaucoup aimé. L'échappée s'est fait reprendre juste après le sommet, sur le faux-plat montant. David Veilleux est passé dans les 10 premiers au sommet. Il avait l'air très bien et j'ai donc pensé qu'il gagnerait la course; Lavallée était déjà plus loin, personne n'avait l'air beaucoup plus fort que lui. Quant à Éric (mon beau-père), il était dans un groupe largué :D. Éric Boily était de son côté tout sourire dans la voiture Volkswagen-Trek et faisait des ''bye-bye'' à sa petite famille.
Le dernier arrêt, c'était évidemment l'arrivée. Il y avait une grande bannière qui claquait au vent, un vieil animateur croupissant qui mélangeaient les coureurs, de la musique répétitive et pas mal de monde. On annonçait un vainqueur provisoire, un certain Ryan Roth, un ontarien du club JetFuel; il avait une minute d'avance déjà sur ses poursuivants et il ne lui restait que 4 kilomètres. Le vainqueur provisoire s'est avéré officiel, mais je continuerai à penser que celui qui aura fait le plus de bruit, c'est bien David Veilleux. Veilleux est arrivé 9eme. Un top-dix, à sa première participation, à sa première année senior, vous imaginez? Le talent qu'il a... Quand il a croisé la ligne, on lui a crié ''Bravo!'' - il était tout près. Puis, il a tourné derrière nous, à même pas un mètre, et deux journalistes se sont postés devant lui avec des calepins à la main. Ça bougeait autour de lui, on lui tendait bouteilles d'eau, cannettes de coca-cola, serviettes. Des coureurs et des dirigeant de son équipe venaient le féliciter. Mais lui était très, très, très calme. Très, j'insiste. Il n'avait pas l'air emporté par la joie, peut-être même un peu déçu, il répétait « personne ne m'a laissé partir ». Ce qui m'a impressionnée, c'est cette attitude, à l'après-course. Les journalistes n'ont pas posé une question. Veilleux leur a raconté la course dans les grandes lignes, de façon très lucide. Il n'avait pas l'air épuisé, seulement d'avoir eu un peu chaud. Seuls ses yeux étaient un peu collants, comme si il avait trop dormi et très profondément après une fatigue insoutenable. Tout le monde bougeait, mais pas lui. Il est assez grand, mais malgré qu'il ne soit pas imposant, il donne une impression de solidité, tellement son attitude est implacablement calme. Il n'est pas nonchalent, il n'est pas stupide, ça se sent au premier regard. C'est étrange, parce que dans sa lucidité, il est certainement conscient de l'effet qu'il fait, de l'importance qu'il a dans cet univers étroit - pour l'instant - du cyclisme québécois, mais il ne s'en formalise aucunement. Il fait ses affaires - et bien! Il court. Il gagne beaucoup. Et ce soir, chez lui à Cap-Rouge, il dort à poings fermés.
Quant à nous, si ça nous a pris 6 heures monter à Québec, ça nous en a pris moins que la moitié pour revenir à Terrebonne. Et dans l'auto, croyez-le ou non, c'est moi qui ai dormi presque tout le trajet! 2 July Doublé!Quelle fin de semaine incroyable pour David Veilleux! Le jeune athlète de Cap-Rouge vient de remporter les championnats canadiens sur route catégorie U23, en finissant 5eme de la redoutable course élite. Cette victoire confirme à quel point il est un coureur complet: il sait rouler contre-la-montre, il grimpe bien, il sprinte bien aussi. À 19 ans, c'est sans conteste le plus grand espoir canadien.
Veilleux aurait réussi, durant la course, à rejoindre seul une échappée que l'on croyait intouchable et que même le professionel Ryder Hesjedal, qui court pour Phonak Hearing Systems, s'est épuisé à tenter de recoller, tirant tout le peloton dans son sillage. Des observateurs aguerris du cyclismes, comme le rédacteur de l'excellent site La flamme Rouge (www.laflammerouge.com), ont été franchement impressionnés par l'exploit de Veilleux. Louis Garneau, porte-parole des Championnats et commanditaire de l'équipe du jeune prodige, louangeait son protégé ce matin à la télévision alors qu'il discutait par téléphone avec l'analyste du Tour du France à canal-évasion, Louis Bertrand. Des comparaisons fusent de partout: certain voient en Veilleux le prochain Steve Bauer (4eme d'un Tour de France, 10 jours en jaune), d'autres le comparent au seul québécois à faire partie d'un équipe Pro-Tour, Charles Dionne. S'il parvient à garder la cadence, David Veilleux se verra sûrement tourner professionnel bientôt.
Ce qui est certain, c'est que jusqu'ici, avec ce qu'il a montré, nous savons qu'il a le potentiel pour devenir un grand champion.
Bravo! |
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